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Il fallait y penser

 

Don manuel

C'est un don qui s'effectue de la main à la main sans limite de somme, il concerne un bien meuble quelconque, un bijou ou autre mais pas un bien immeuble. Aujourd'hui, la notion de don manuel peut porter sur des biens corporels et incorporels ou même sur simple jeu d'écritures (droits sociaux par exemple). Il échappe à tout droit s'il n'y a pas enregistrement. Lorsqu'ils sont révélés à l'administration, ils sont immédiatement taxables aux droits de donation. La révélation à l'Administration peut se faire soit spontanément par le donataire, soit faire l'objet d'une reconnaissance judiciaire, ou encore lors d'une procédure contentieuse ou de contrôle. Si le donataire du don manuel est appelé à la succession du donateur, ce don doit être déclaré et le donataire doit payer des droits. Lorsque le don manuel est découvert par l'Administration, il est imposé non pas suivant le barème des donations (moins pénalisante en général), mais suivant celui de l'impôt sur le revenu.

Le don manuel doit être déclaré, enregistré et les droits payés dans un délai de un mois (article 635 A du CGI). La révélation spontanée ouvre le délai de dix ans et évite ainsi la révélation au moment de la succession du donateur par d'autre héritiers ou par l'obligation légale (al. 1 de l'article 748 du CGI).

Les dons manuels sont sujet à rapport, sauf si l'on établit la volonté préciputaire du donateur. Dans un acte de donation partage, le rapport de don manuel antérieur déclaré ou enregistré échappe aux droits de mutation à titre gratuit et il est soumis aux droits de partage au taux de 1 %, 1 % liquidé sur la valeur nette de l'actif partagé. Le rapport dans le cas d'un don manuel antérieur non révélé, entraîne l'exigibilité de droit de donation sur la valeur des biens objet du don manuel au jour de l'acte de donation-partage. Cependant, le droit de partage n'est pas dû sur le montant du don manuel (Sénat 3/5/01). La jurisprudence admet l'intégration du montant du chèque et non de la valeur du bien acquis par le bénéficiaire à l'aide de ce chèque, en cas de don manuel par remise de chèque.

Pour en savoir plus :

     Doc Adm 7 G 3 du 20 décembre 1996

 

 

 
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