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Art 1380 à 1406 du C.G.I.
Elle fait partie des impôts locaux perçus par les
communes, elle se calcule à partir du revenu cadastral. La taxe foncière est
établie annuellement sur les propriétés bâties ou non bâties, sises en
France, au nom du propriétaire ou de l'usufruitier.
L'impôt est dû par celui qui est propriétaire au
premier janvier de l'année d'imposition pour une année entière.
Pour les sociétés immobilières de copropriété (avec
transparence fiscale), la taxe foncière est au nom de chaque associé
proportionnellement à la part qui lui revient.
Les constructions neuves, reconstructions et
additions de construction à usage d'habitation sont exonérées de la taxe
foncière sur les propriétés bâties durant les 2 années qui suivent celles de
leur achèvement (CGI art. 1383).
Les communes et groupements de communes à fiscalité
propre, peuvent, par délibération, supprimer les exonérations pour la part
de taxe foncière sur les propriétés bâties qui leur revient.
Ces exonérations peuvent être dans certains cas
supérieures à 2 ans. Elles sont de 10 à 15 ans pour les constructions neuves
affectées à l'habitation principale qui ont fait l'objet d'un prêt selon le
régime propre aux habitations à loyer modéré. Elles doivent être financées à
concurrence de plus de 50 % (CGI art. 1384).
Les logements financés à l'aide du prêt sans
intérêt ne bénéficient pas de l'exonération de longue durée mais uniquement
de l'exonération de 2 ans.
L'Etat assure l'assiette et le recouvrement de la
taxe et en prélève 8 %.
Taxe foncière sur les propriétés bâties.
Il existe certaines exonérations permanentes, elles
concernent les propriétés publiques, les hôtels des ambassades, les édifices
du culte (dont ceux qui appartiennent à des associations ayant pour objet
exclusif l'exercice d'un culte reconnu dans les départements du Haut-Rhin,
du Bas-Rhin et de la Moselle), certains bâtiments ruraux (granges,
greniers...) à usage exclusivement agricole, les abris contre les
bombardements aériens, les hangars des associations de sauveteurs, les
bâtiments des associations de mutilés de guerre et de travail. Pour les
organismes publics à caractère industriel ou commercial, l'exonération ne
s'applique pas. D'autres exonérations sont temporaires, elles affectent les
constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction,
durant les deux années qui suivent leur achèvement (Art 1383 du C.G.I.).
D'autres varient de 5, 10, 15 ou 25 ans, suivant la date d'achèvement des
travaux, si l'habitation est considérée à loyer modéré avec prêt ou sans
prêt. La loi de la cohésion sociale du 20/12/2004, prévoit pour les
logements faisant l'objet d'une convention de patrimoine entre l'Etat et les
organisme HLM, une exonération partielle jusqu'au 31/12/2007 sous la forme
d'un abattement de 30 %.
L'exonération court à partir du 1er janvier de
l'année qui suit celle de l'achèvement des travaux.
Sur décision des collectivités locales, il peut y
avoir exonération de la part départementale pour certains logements
locatifs, dans le cadre de contrats de rénovation et de restauration
immobilière ou faisant l'objet d'un bail à réhabilitation.
La loi des finances pour 2003 exonère de taxe
foncière sur propriétés bâties, les bâtiments affectés à l'activité de
déshydratation de fourrages exception faite de ceux qui abritent les presses
et les séchoirs. La décision d'exonération doit être prise par délibération
avant le 1er octobre par les collectivités territoriales et les
établissements publics de coopération inter-communale (EPCI) à fiscalité
propre.
Les locaux acquis ou aménagés avec une aide de
l'Etat, destinés à l'hébergement d'urgence des personnes défavorisées sont
exonérés.
Les personnes handicapées, de condition très
modeste titulaires de l'allocation supplémentaire du Fonds National de
Solidarité (FNS) sont exonérées de cette taxe pour leur habitation
principale.
Il en est de même pour les personnes âgées de + 75
ans, si leur revenu imposable au titre de 2004 est inférieur à 7 286 € pour
la première part, majoré de 1 946 € par demi-part supplémentaire. En
Martinique, Guadeloupe et Réunion, le revenu imposable de l'année 2004 ne
doit pas excéder : 8 621 € pour la première part, 2 059 € pour la première
demi-part et 1 946 € pour les suivantes ; 9 014 €, 2 481 € et 1 946 € en
Guyane.
La loi de finance pour 2001 a accordé aux
contribuables âgés de plus de soixante-cinq ans au 1er janvier de l'année
d'imposition, pour leur habitation principale, un dégrèvement sur la taxe
foncière d'un montant forfaitaire de 100 €, à condition que les conditions
de ressources précédentes soient remplies (article 1391 B du CGI).
Lorsque il y a vacance ou inexploitation de
l'habitation d'une durée supérieure à trois mois et ce indépendamment de la
volonté du propriétaire, un dégrèvement partiel est autorisé.
Les Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) existantes
au 01/01/04 ou créés entre 2004 et le 31/12/2013, dont le capital est à 75 %
détenu (directement ou indirectement) par des personnes physiques et
réalisant des dépenses de recherche importantes, peuvent pendant 7 ans au
maximum et sur délibération des collectivités locales bénéficier d'une
exonération.
Pour les Entreprises participant à un projet de
recherche et de développement dans les pôles de compétitivité, sur
délibération des collectivités territoriales, bénéficient pendant cinq ans,
dune exonération de taxe foncière sur propriétés bâties (et de taxe
professionnelle)
Taxe foncière sur les propriétés non bâties.
Sont exonérées de façon permanente, les voies
publiques, les propriétés publiques, les voies navigables.
D'autres exonérations sont temporaires ; une
exonération de 30 ans est accordée pour le semis, la plantation ou la
replantation des terrains ensemencés, plantés ou replantés en bois (article
1395-1 du CGI), les terres incultes, les terres vaines et vagues ou en
friche depuis 15 ans. Exonération aussi des terres qui sont plantées en
mûriers ou en arbres fruitiers ou mises en culture, pendant les dix
premières années après le défrichement ou la plantation.
Cette dernière exonération est supprimée pour les
terres mises en culture après le 01-01-92.
A compter du 01-01-91, certaines exonérations
peuvent être votées en ce qui concerne les terrains plantés en noyers, pour
une durée maximale de 8 ans, et pour ceux plantés en arbres truffiers, pour
une période de 15 ans suivant celle de leur plantation.
Certains dégrèvements spéciaux sont accordés (sur
demande expresse), en cas de disparition d'un immeuble non bâti par suite
d'un événement extraordinaire ; en cas de perte de récolte sur pied par
suite de grêle, gelée, inondation, incendie ; pour les parcelles classées
dans le périmètre des associations foncières et en cas de perte de bétail
par suite d'épizootie.
Depuis janvier 2003 et sur délibération, les
conseils municipaux et les organes délibérants des EPCI à fiscalité propre
peuvent exonérer de taxe foncière et de manière permanente, les
terrains plantés en oliviers, agricoles ou non
Sur décisions des collectivités locales, il peut y
avoir des dégrèvements en faveur des jeunes agriculteurs. A partir de 1995,
ce dégrèvement est fixé à 50 % pendant 5 ans. Les éleveurs sont exonérés de
la part départementale de la taxe à compter de 93 pour les terres de 2ème et
6ème catégorie. A compter de 1er janvier 2002, cet avantage est étendu aux
jeunes agriculteurs ayant souscrit un contrat territorial d'exploitation
(CTE) depuis le 1er janvier 2001. La loi de finances pour 2005 étend aux
signataires de contrats d'agriculture durable (CAD), l'abattement de 50 %
sur le bénéfice des jeunes agriculteurs sur leurs soixante premiers mois
d'activité. La souscription à ce contrat doit se faire entre le 1er janvier
2005 et le 31 décembre 2008, et sont concernés les jeunes agriculteurs qui
n'ont pas bénéficié des aides à l'installation. Le CAD remplace donc le CTE.
Cependant, il est prévu que les dispositions relatives aux contrats
territoriaux d'exploitation en vigueur au 31 décembre 2004 demeurent
applicables jusqu'à la fin du soixantième mois suivant leur date de
souscription.
Ce qu'il faut retenir...
La taxe foncière est un impôt local perçu par les
communes. Elle est établie annuellement sur les propriétés bâties ou non
bâties, au nom du propriétaire ou de l'usufruitier.
Les constructions neuves, reconstructions et
additions de construction à usage d'habitation sont exonérées de la taxe
foncière sur les propriétés bâties durant les 2 années qui suivent celles de
leur achèvement (CGI art. 1383). Dans certains cas, ces exonérations peuvent
être supérieures à 2 ans (cinq, quinze ou trente ans). Les logements
financés à l'aide du prêt sans intérêt ne bénéficient pas de l'exonération
de longue durée mais uniquement de l'exonération de 2 ans.
C'est l'Etat qui assure l'assiette et le
recouvrement de la taxe et en prélève 8 %.