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Art 1407 à 1414 du C.G.I.
La taxe d'habitation fait partie des impôts locaux,
elle est perçue par les communes. Elle est calculée d'après la valeur
locative des habitations et de leurs dépendances, diminuée des abattements
pour charge de famille, et d'abattements à la base décidés par les
collectivités locales.
La taxe est due par tous les contribuables
disposant d'un local ayant une valeur locative excédant 4 600 €.
La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à
quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux
imposables. L'occupant au premier janvier doit régler la taxe. Elle est due
pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation, à titre privatif.
Sont exonérés pour la résidence principale :
- les établissements publics scientifiques,
d'enseignement et d'assistance,
- les indigents,
- les ambassadeurs et autres agents diplomatiques
de nationalité étrangère, sous réserve de réciprocité,
- les personnes âgées de plus de 60 ans au premier
janvier de l'année 2005 (le contribuable s'il est seul ou un des deux
conjoints), ou handicapées ou veuves ou infirmes, de condition modeste, dont
le revenu imposable à l'IR au titre de 2005 est inférieur à 7 286 € pour une
part, majoré de 1 946 € par demi part supplémentaire. En Martinique,
Guadeloupe et Réunion : 8 621 € pour une part, majoré de 2 059 € pour la
première demi-part et de 1 946 € pour les demi-parts suivantes; 9 014 €, 2
481 € et 1946 € en Guyane.
- les bénéficiaires du revenu minimum d'insertion.
A compter de 2000, le dégrèvement est maintenu l'année qui suit celle de la
fin du versement du RMI,
- les étudiants logés dans les résidences
universitaires du CROUS.
-Les personnes percevant l'allocation aux adultes
handicapés prévue aux articles L.821 et suivants du code de la sécurité
sociale et les titulaires de l'allocation du ex-FNS, bénéficient de
l'exonération de la taxe d'habitation pour leur habitation principale
depuis une disposition de la loi de finances rectificatives pour 2002, mais
à condition de justifier de revenus fiscaux n'excédent pas une certaine
limite réévaluée chaque année. Cette exonération de la taxe d'habitation est
valable qu'elles occupent seules ou avec certaines personnes énumérées à
l'article 1414 I-1° du CGI.
Un plafonnement en faveur de certaines personnes :
Personnes aux revenus modestes qui ne sont pas
encore exonérées, peuvent bénéficier d'un dégrèvement d'office total ou
partiel de la taxe d'habitation pour leur habitation principale (art 1414 A
du CGI).
Pour la Métropole, en 2005, il est accordé aux
personnes dont le revenu imposable de 2004 est inférieur à 17 133 € pour la
première part de quotient familial, augmenté de 4 004 € pour la première
demi-part supplémentaire, de 3 149 € à compter de la deuxième demi-part.
Pour les DOM, les limites sont de 20 705 € pour la
première part, majoré de 4 393 € pour la première demi-part, de 4 188 € pour
la deuxième demi-part et de 3 149 € pour les demi-parts suivantes.
Pour la Guyane, les limites sont de 22 691 € pour
la première part, majoré de 4 393 € pour la première et pour la deuxième
demi-part, de 3 741 € pour la troisième demi-part et de 3 149 € pour les
demi-parts suivantes.
Le dégrèvement est égal à la partie de la taxe
d'habitation qui excède 4,3 % des revenus de 2004, déterminés comme indiqué
ci-dessus, diminués d'un abattement fixé à 3 716 € pour la première part du
quotient familial majorée de 1 074 € pour les quatre premières demi-parts et
de 1 900 € pour chaque demi-part supplémentaire à compter de la cinquième
(art 1414 C du CGI). Pour la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion,
abattement de 4 460 € pour la première part, 1074 € pour les 2 premières
demi-parts et 1 900 € pour chaque demi-part au delà de la deuxième. Pour la
Guyane, nous aurons respectivement 4 955 €, 826 € et 1 980 €. Chaque année,
sont indexés comme la limite supérieure de la première tranche du barème de
l'IR, les montants de ces abattements.
Le dégrèvement n'est pas effectué lorsque le
montant est inférieur à 8 €.
Un dispositif transitoire de 2000 à 2004 :
Pour les impositions établies au titre de 2002 à
2004, le montant du dégrèvement ne peut être inférieur au montant du
dégrèvement qui aurait été accordé selon l'art 1414 du CGI. Le pourcentage
de 50 % prévu est réduit de dix points chaque année à compter des
impositions au titre de 2001.
Pour les impositions établies de 2000 à 2004, le
dégrèvement accordé sera le montant le plus élevé entre le dégrèvement
résultant du nouveau plafonnement de taxe d'habitation en fonction du revenu
et le dégrèvement résultant du plafonnement de taxe d'habitation en fonction
du revenu prévu par l'article 1414 C du CGI.
Le dégrèvement est égal au montant de la cotisation
de taxe d'habitation excédant 3,4 % du revenu de référence et il ne peut
être supérieur à 50 % du montant de la cotisation qui excède la limite de
340 € (2 232 F) pour les impositions établies au titre de 2000.
Entre 2001 et 2004, la limite annuelle des
impositions est toujours de 340 € , cependant le montant des dégrèvements ne
peut respectivement être supérieur à 40 %, 30 %, 20 % et 10 % du montant de
l'imposition qui excède 340 €.
Les personnes qui bénéficient du dégrèvement
partiel sont exonérés du prélèvement sur la valeur locative prévu à
l'article 1641, 1-3 du CGI.
Les gestionnaires de logements sociaux sont
d'office dégrevés de la taxe d'habitation.
Les limitent varient en fonction de l'indexation de
la limite supérieure de la première tranche du barème de l'IR, chaque année.
Cas des concubins :
Dans cette dernière situation, les concubins sont
assimilés à des couples mariés.
Pour les autres cas, chaque concubin doit respecter
les limites, il suffit que l'un des deux les dépasse pour que l'abattement
ou l'exonération ne soit pas accordé.
A compter de 1998, les redevables de l'ISF ne
pourront plus bénéficier des exonérations ou allégements de taxe
d'habitation prévus en faveur des contribuables disposant de faibles
revenus.
Ce qu'il faut retenir...
La taxe d'habitation est un impôt local, calculée
d'après la valeur locative des habitations et de leurs dépendances, diminuée
des abattements en fonction du quotient famille, et d'abattements à la base
décidés par les collectivités locales. Elle est due par tous les
contribuables disposant au premier janvier d'un local ayant une valeur
locative supérieure à 4 600 €. Elle est due pour tous les locaux meublés
affectés à l'habitation, à titre privatif.
Certaines personnes bénéficient d'exonérations pour
la résidence principale, il s'agit notamment des établissements publics
scientifiques, d'enseignement et d'assistance, des indigents, des
ambassadeurs, des personnes âgées de plus de 60 ans au premier janvier de
l'année 2005 sous certaines conditions de revenus, des bénéficiaires du RMI,
des étudiants logés par le CROUS.....
Pour les contribuables modestes qui ne sont pas
déjà exonérés, il est prévu un dégrèvement d'office total ou partiel de la
taxe d'habitation concernant leur résidence principale, fonction du quotient
familial. Les redevables de l'ISF ne peuvent pas bénéficier du dégrèvement
de taxe d'habitation.