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Depuis le 1er janvier 2002, toutes les déclarations
fiscales doivent être libellées en € (euros).
La déclaration 2042 relative à la déclaration de
revenus concerne tous les contribuables assujettis à l'IR.
TMI
Il s'agit de la tranche marginale
d'imposition. Elle dépend du revenu
net imposable et du nombre de parts détenues.
La TMI tient compte du plafonnement du quotient
familial. Le plafonnement correspond à la réduction d'impôt maximum apportée
par les demi-parts supplémentaires détenues (enfants, handicap, personnes à
charge...).
FOYER FISCAL
L'impôt sur le revenu
est établi sur l'ensemble des revenus du foyer fiscal : le contribuable, son
conjoint, les enfants à charge, les personnes à charge autres que les
enfants. Les époux font l'objet d'impositions
distinctes dans trois cas :
- séparation de biens et ne vivent pas sous le
même toit
- en instance de séparation de corps ou de
divorce et autorisés à avoir des résidences séparées,
- abandon du domicile conjugal par l'un des
époux, chacun disposant de revenus
distincts.
Les personnes liées par un PACS peuvent depuis
l'imposition des revenus 2004
faire l'objet d'une imposition
commune sur le revenu dès la
conclusion du pacte. La loi de finances pour 2005 aligne donc les modalités
d'imposition à l'IR des personnes liées par un
Pacs sur celles des personnes mariées. Avant l'IR 2004, les personnes liées
par un PACS commençaient à faire imposition commune sur les
revenus à partir du troisième
anniversaire de l'enregistrement du pacte. Cette situation s'était présenté
à partir de 2002, les premiers PACS ayant été conclus fin 1999.
REVENU BRUT GLOBAL
C'est la somme des
revenus salariés ou non, des rentes et pensions, des
revenus de capitaux mobiliers, des
revenus fonciers, des
plus-values.
De ces revenus
sont soustraits les frais professionnels, les abattements (10 %, 20 % ou
spéciaux....), et les déficits des années antérieures.
Avec entre autres :
- Déduction de 10 % pour les frais
professionnels des salariés avec un minimum de 382 € pour les revenus
2004 et un plafonds de 12 862 € toujours pour 2004. Pour les chômeurs ce
minimum est porté à 839 €.
- Abattement de 10 % sur les pensions et rentes
viagères plafonné à 3 324 € avec un minimum de 340 € en 2005.
- Abattement de 20 % sur les salaires, pensions
et rentes viagères à titre gratuit plafonné à 117 900 € en 2005 pour les
revenus 2004.
REVENU NET GLOBAL
Il s'agit du revenu
brut global auquel on soustrait : les pensions alimentaires,
les frais d'accueil d'une personne de plus de 75 ans dans le besoin, les
pertes en capital subies par les créateurs d'entreprises, les détaxations de
revenus investis en actions, les déductions diverses, les acquisitions de
parts de navires neufs et les souscriptions en faveur du cinéma ou de
l'audiovisuel et certains investissements réalisés dans les DOM-TOM, les
arrérages de certaines rentes, les charges foncières des immeubles
historiques et assimilés, les cotisations sociales, la CSG afférente à
certains revenus du patrimoine
(déduction partielle), les intérêts de certains emprunts.
Le montant forfaitaire déductible sans justificatif
pour les revenus perçus en
2004 est de 3051 € pour la pension alimentaire déductible au titre des
personnes hébergées et nourries.
Les charges susceptibles de venir en déduction
doivent être expressément prévues par la loi. L'énumération légale est
limitative, aucune autre charge n'est alors susceptible d'être prise en
compte à ce niveau.
REVENU NET IMPOSABLE
C'est le revenu net
global moins deux abattements spéciaux :
- Le premier concerne les personnes âgées ou
invalides de condition modeste : les personnes âgées de plus de 65 ans
au 31 décembre de l'année d'imposition
ou quel que soit leur âge, les personnes titulaires soit d'une pension
militaire d'invalidité (pour une invalidité supérieure ou égale à 40 %),
soit d'une pension d'invalidité pour accident du travail supérieur ou
égal à 40 %, soit de la carte d'invalidité prévue à l'article L 241-3 du
code de l'action sociale et des familles. Le montant de l'abattement
varie suivant l'importance du revenu net
global du contribuable. Pour les
revenus 2004, les abattements en
faveur des personnes âgées ou invalides sont de 1 674 € lorsque le
revenu net est inférieur
ou égal à 10 310 € et de 837 € lorsque les
revenus sont compris entre 10 310
€ et 16 650 €. Toujours pour l'IR 2004, les personnes disposant de
faibles revenus ont une
exonération limitée à 8 340 € pour les personnes de plus de 65 ans et à
7 640 € pour les autres.
- Le second concerne les enfants à charge qui
ont fondé un foyer distinct (mariés ou chargés de famille rattachés).
Lorsque l'enfant marié est lui même ou son conjoint âgé de moins de 21
ans ou de moins de 25 ans si l'un d'eux poursuit ses études, ou quelque
soit leur âge si l'un d'eux est atteint d'une infirmité ou effectue son
service militaire; le ménage peut demander le rattachement au foyer
fiscal de l'un ou l'autre des parents des conjoints. L'avantage fiscal
accordé au parent bénéficiaire du rattachement se traduit par un
abattement de 4 410 € sur le revenu
imposable en 2005, par personne prise en charge (8820 €
pour un ménage, 13 230 € si le jeune ménage a un enfant et 17 640 € s'il
a deux enfants). Pour les enfants célibataires, veufs, séparés ou
divorcés qui sont chargés de famille, ce même régime fiscal s'applique.
Il existe d'autres abattements qui s'appliquent au
niveau des bénéfices ou revenus
catégoriels.
Le revenu net
imposable est ensuite arrondi à l'euro le plus proche.
Depuis le 1er janvier 1999, existe une règle unique d'arrondissement qui
s'applique impôt par impôt. La part des bases et cotisations supérieure ou
égale à 0,50 € est arrondi à l'unité supérieure et négligée dans le cas
contraire.
MONTANT DES DROITS
SIMPLES
Il s'agit du calcul de l'impôt par la méthode du
barème progressif.
Le calcul s'effectue de la manière suivante
:
1° : On détermine le quotient familial (QF) en
divisant le nombre de parts au revenu net
imposable.
2° : Recherche de la TMI en fonction de la valeur
de QF.
3° : Détermination de l'impôt.
Par la suite deux
corrections sont apportées.
- La première consiste à vérifier que les
demi-parts supplémentaires entrant dans le calcul du quotient familial,
ne dépassent pas une valeur plafond.
Si tel est le cas, on recalcule l'impôt simple en
ne prenant que deux parts (une seule si le contribuable est célibataire,
veuf ou divorcé) auxquelles on soustrait le nombre de demi-parts multipliées
par 2 121 € pour les revenus 2004 (2 086 € pour les
revenus 2003). En cas de résidence
alternée, le nombre de quart de part est multiplié par 1 060,50 €.
On dit que le contribuable atteint le plafond du
quotient familial.
Pour l'imposition des revenus 2004 :
- les contribuables vivant seuls (célibataires,
divorcés, séparés ou veufs ) sans personnes à charge, sous certaines
conditions ( -avoir un ou plusieurs enfants majeurs -avoir eu un ou
plusieurs enfants qui sont morts à condition que l'un d'eux soit décédé
à la suite de faits de guerre ou que l'un d'eux ait atteint l'âge de 16
ans -avoir adopté un enfant de plus de 10 ans et que l'enfant adopté ne
soit pas décédé avant d'avoir l'âge de 16 ans) bénéficient d'un avantage
fiscal procuré par cette demi-part supplémentaire plafonnée à 2676 €
lorsque le dernier enfant est âgé ou aurait été âgé de 25 ans au 31
décembre 2004 et à 814 € lorsque ce dernier enfant est ou aurait été âgé
d'au moins 26 ans au 31 décembre 2004.
- les contribuables vivant seuls mais qui ont
élevé un ou plusieurs enfants "invalides, pensionnés de guerre ou du
travail ou anciens combattants" bénéficient pour
l'imposition des revenus 2004,
d'un avantage en impôt procuré par une majoration de quotient familial
plafonné à 2 676 €* quel que soit l'âge du dernier enfant au 31 décembre
2004.
L'avantage fiscal procuré par les majorations de
quotient familial est plafonné pour les revenus
2004 à 2 721 €* par demi-part et à 1 360,50 € par quart de part dans les cas
suivant : les contribuables bénéficiant d'une ou de plusieurs majorations du
quotient familial (avoir à sa charge une ou plusieurs personnes titulaires
de la carte d'invalidité sous son toit, et ou être titulaires de la carte
d'invalidité, et ou être titulaires d'une pension militaire ou de victime de
guerre ou pour accident du travail de plus de 40 %, et ou être titulaires de
la carte d'invalidité, et ou être âgées de plus de 75 ans avec la carte du
combattant ou une pension militaire d'invalidité ou de victime de guerre, et
ou être titulaires d'une pension de veuve de guerre).
* Le plafond de 2 721
€ correspond à l'application du plafond général de 2 121 € et de la
réduction d'impôt maximum de 600 €
- La deuxième correction concerne les
contribuables domiciliés dans les DOM-TOM. Il s'agit d'une diminution de
l'impôt simple.
MONTANT IMPÔT AU
QUOTIENT
Les revenus
exceptionnels ou différés ainsi que les plus-values à long terme peuvent
bénéficier d'un calcul d'impôt (dit "quotient") censé atténuer la
progressivité du barème de l'impôt sur
le revenu.
Ce lissage permet de diminuer
l'impôt supplémentaire généré par ces
revenus.
LA DÉCOTE
La décote
permet de réduire l'impôt des
contribuables de condition modeste. Elle s'applique si et seulement si le
montant de l'impôt simple se
situe sous un plafond.
Pour les revenus
2004, les foyers fiscaux bénéficient d'une
décote lorsque le montant brut de leur
impôt n'excède pas 800 € (786 € en
2003) . La décote est égale à
la différence entre 400 € (qui est la moitié de 800 €) et la moitié du
montant de la cotisation d'impôt brut
résultant du barème progressif.
TOTAL DES RÉDUCTIONS
D'IMPÔT
Ces réductions se soustraient au montant de
l'impôt après décote.
Ci-après, la liste des différentes
réductions :
- Dons affectés à la fourniture de repas ou au
logement de personnes en difficulté.
- Dons aux oeuvres, ou aux partis politiques.
- Sommes versées pour l'emploi d'un salarié à
domicile (plafonné à 50% de 10 000 € pour 2004). Pour les contribuables
invalides ou hébergeant un invalide, cette limite est portée à 13 800 €
(20 000 € à parti de 2005) soit une réduction maximale de 6 900 € (10
000 € à partir de 2005). Pour le dépenses payées à partir de 2005, le
plafond général passe de 10 000 € à 12 000 € soit une réduction maximale
de 6 000 € avec une majoration de 1 500 € (divisé par 2 en cas de garde
alternée) par enfant à charge au titre de chacun des membres du foyer
fiscal âgé de plus de 65 ans. Toutefois les dépenses sont plafonnées à
15 000 €.
- Cotisations syndicales.
- Souscription de parts de FCPI ou de parts de
fonds d'investissement de proximité..
- Frais de scolarisation des enfants à charge
(61 € par enfant au collège, 153 € par enfant au lycée et 183 € par
enfant suivant une formation supérieure).
- Frais de garde des enfants de moins de 7 ans
(25 % des dépenses exposées dans la limite de 2300 € soit une réduction
maximale ce 575 € par enfant). Réduction d'impôt
transformée en crédit d'impôt
à partir de 2005 et s'applique après imputation des réductions, des
crédits d'impôt et des prélèvements ou
retenues non libératoires.
- Dépenses d'hébergement dans un établissement
de long séjour (frais d'hospitalisation et de cure).
- Prestations compensatoires en capital.
- Intérêts d'emprunts afférents à l'habitation
principale.
- Intérêts d'emprunt au titre des prêts à la
consommation, conclus entre le 01/05/2004 et le 31/05/2005, limité à 21
500 €. Un réduction de 25 % du montant des intérêts payés dans la limite
annuelle de 600 € (soit une réduction annuelle maximale de 150 €)
- Dépenses de gros équipements et assimilés dans
l'habitation principale et celles en faveur du développement durable et
des économies d'énergie toujours pour l'habitation principale.
Réductions sous forme de crédits
d'impôt
- Investissement locatif.
- Investissement locatif dans des résidences de
tourisme classées
- Report de l'investissement locatif sur l'année
en cours.
- Investissement dans les DOM-TOM
(investissement des particuliers ou dans le cadre d'une entreprise
relevant de l'IR).
- Prime pour l'emploi (en
crédit d'impôt)
- Véhicules non polluants
- Assurance-vie
- Contrats d'épargne handicap et contrats de
rente-survie : La loi des finances pour 2004 stipule le maintien de
l'avantage fiscal pour les contrats de "rente-survie" et d'"épargne
handicap" garantissant le versement d'un capital ou d'une rente viagère
à une personne atteinte d'une infirmité. Ces derniers continuent de
bénéficier d'une réduction d'IR de 25 % de la fraction des primes, dans
la limite d'un plafond global de versements annuels égal à 1525 € depuis
2005 majoré de 300 € depuis 2005 par enfant à charge ou 150 € pour
chaque parent en cas de garde alternée.
Depuis 2005, la
réduction d'impôt afférente aux contrats d'épargne handicap
et aux contrats de rente-survie se calcule sur le" montant total des primes
versées par l'assuré".
- Investissement dans le secteur forestier.
- Acquisition de trésors nationaux (réduction
d'impôt applicable à compter de l'imposition des revenus de 2002).
- Frais de comptabilité et d'adhésion à un CGA
ou AA.
- Souscriptions au capital de PME.
- Rachat d'une entreprise par un salarié.
VOIE ÉLECTRONIQUE
La loi de finances pour 2005 prévoit à titre
expérimental pour les revenus
2004, 2005 et 2006, une réduction d'impôt
d'un montant de 20 € pour les contribuables domiciliés en France à la
condition de procéder à la déclaration de leurs
revenus par internet et de s'acquitter
du paiement de l'IR par prélèvement mensuel ou à la limite de paiement ou
encore par voie électronique.
IMPÔT PROPORTIONNEL
Les plus-values de cession génèrent un impôt
forfaitaire de 16% ou de 30%, la clôture prématurée d'un PEA génére un impôt
de 22,5% tandis que le droit au bail est calculé sur 2,5%, 5% ou 18% des
loyers encaissés.
REPRISE D'IMPÔTS
ANTÉRIEURS
Ce sont des
réductions d'impôt, imputées abusivement les années
précédentes, à rajouter aux impôts
de l'année en cours (case TF page 6). Certaines
réductions ou crédits d'impôt dont le
contribuable avait précédemment bénéficié sont susceptibles de faire
ultérieurement l'objet d'une reprise lorsqu'un événement qui, selon une
disposition expresse du texte légal motivant une telle reprise, vient se
produire.
IMPÔT COMPLÉMENTAIRE
DE 1 %
Depuis la loi de finance pour 1999,
l'impôt complémentaire sur les
revenus de capitaux mobiliers a été
supprimé. Il est maintenant intégré dans la contribution supplémentaire de 2
% (2,3 % depuis le 01/07/2004 soit une contribution additionnelle de 0,3 %),
perçue avec la CSG et la CRDS, précompte opéré par l'établissement payeur.
IMPUTATIONS
Il s'agit essentiellement des
crédits d'impôt, des avoirs fiscaux,
des prélèvements ou retenues non libératoires et retenues à la source.
IMPÔT A PAYER
L'impôt
dû est calculé comme suit :
Montant des droits simples +
Impôt au quotient - Décote -
Réductions + Impôt
proportionnel + Reprises d'impôt
- Imputations.
FRANCHISE (minimum de perception)
Ne sont pas mises en recouvrement les cotisations
initiales d'impôt majorées de
la contribution sur les loyers lorsque leur montant global est inférieur à
61 € avant imputation de tout crédit d'impôt.
Le paiement de l'impôt n'est
pas réclamé aux contribuables dont le montant de
l'impôt pour les revenus 2004 avant
imputation des crédits d'impôt
est inférieur à 61 €.
ACOMPTES PROVISIONNELS d'impôt sur le
revenu
Le contribuable est dispensé de verser un acompte
prévisionnel d'IR lorsque le montant de la cotisation de référence en 2005
est inférieur à 311 €.
EN BREF:
L'Administration autorise les contribuables à
établir leurs déclarations (libellées en € depuis 2002) sur des imprimés
tirés à partir de logiciels privés ou sur le support internet d'éditeurs
sous conditions de conformité aux déclarations délivrées par elle et
d'identification de l'éditeur sur l'imprimé.
Les déclarations d'impôt sur
le revenu peuvent aussi être transmises par voie d'internet.
Le ministère des finances fixe les modalités et la
procédure à suivre sur le site
www.finances.gouv.fr
Referencement