Action rachat de crédits. Sortez du surendettement !


Les régimes fiscaux
d'imposition des entreprises commerciales, industrielles ou artisanales sont
au nombre de trois :
- le régime des
micro-entreprises (micro
BIC et micro BNC)
- le réel
simplifié
- le réel normal
Le choix d'un régime
dépend du chiffre d'affaire de l'entreprise.
Les deux premiers concernent les petites
entreprises.
LES RÉGIMES MICRO
MICRO BIC
Le régime
est applicable aux exploitants individuels dont le chiffre d'affaire
n'excède pas :
- 76 300 € (500 000 F) HT (activités de vente et
de fourniture de logement)
- 27 000 € (175 000 F) HT (prestations de
service)
et qui bénéficient de la franchise en base de TVA.
Régime
maintenu lors de la première année de dépassement si les recettes n'excèdent
pas :
- 84 000 € (550 000 F HT) pour les activités de
vente et de fourniture de logement soumises à TVA
- 30 500 € (200 000 F HT) pour les prestations
de service soumises à TVA
- quel que soit le montant, si exonération de
TVA
Imposition directe des recettes brutes sur la 2042
après application d'un abattement forfaitaire comprenant toutes les charges
de :
- 72%, si activités de vente et de fourniture de
logement
- 52% si prestations de service
- avec un minimum de 305 € (2000 F).
(Le taux d'abattement forfaitaire des charges est,
depuis la loi de finance pour 2003, passé de 70 % à 72% pour les activités
de vente et de 50% à 52% pour les prestations de service, dans le cadre du
régime Micro-BIC)
Les obligations comptables sont simplifiées, les
recettes d'un montant unitaire inférieur ou égal à 75 € peuvent être
inscrites globalement en fin de journée.
Les sociétés civiles de moyens, les copropriétés de
navires, de cheval de course et d'étalon, les personnes morales passibles de
l'IS, les opérations portant sur des immeubles, des fonds de commerce ou des
actions ou parts de sociétés immobilières, les opérations réalisées à titre
professionnel sur les marchés à terme, les contribuables qui ne bénéficient
pas du régime de la franchise de base de TVA, les sociétés de personnes
(art. 8 du CGI) et les sociétés civiles agricoles soumises au régime du
bénéfice forfaitaire agricole, sont toutes exclus du régime du
micro-BIC quel que soit le montant du
chiffre d'affaire réalisé.
MICRO BNC
Le régime
est applicable aux exploitants individuels dont le chiffre d'affaire
n'excède pas:
et qui bénéficient de la franchise en base de TVA.
Régime
maintenu lors de la première année de dépassement si les recettes n'excèdent
pas:
- 30 500 € (200 000 F) HT pour les activités
soumises à TVA
- quelque soit le montant, si exonération de TVA
Imposition directe des recettes brutes sur la 2042
après application d'un abattement forfaitaire comprenant toutes les charges
de :
- 37%
- avec un minimum de 305 € (2000 F).
(Le taux d'abattement forfaitaire des charges est,
depuis la loi de finance pour 2003, passé de 35 % à 37% pour toutes les
activités, dans le cadre du régime Micro-BNC).
L'option pour le paiement de la TVA entraîne
l'exclusion du régime micro.
Les personnes morales sont passibles de l'IS et
donc exclues de ce régime.
Les contribuables placés sous le
régime micro peuvent opter pour le
régime simplifié.
En cas d'activité mixte, nous avons une déduction
minimale de 610 € (305+305) du fait d'un calcul séparé pour chaque fraction
de chiffre d'affaires correspondant aux activités exercées.
LE RÉEL SIMPLIFIE.
Le régime simplifié
d'imposition à la TVA (articles 287 et 302 septies A du CGI) est destiné aux
entreprises dont le chiffre d'affaire ne dépasse pas :
- 763 000 € (5 000 000 F) HT pour les
entreprises de vente de marchandises ou de fournitures de logement.
- 230 000 € (1 500 000 F) HT pour les
prestataires de services. Les contribuables placés sous le
régime du réel simplifié peuvent
opter pour le réel normal.
Au-delà de ces limites,
le régime normal s'applique.
Les entreprises ont la possibilité d'opter pour le
régime simplifié en ce qui
concerne la déclaration de résultat et pour le
régime du réel pour les déclaration de
TVA (plus simple). La loi de finances pour 2003 supprime les acomptes
trimestriels de la TVA pour les petites entreprises, lorsque le montant de
la TVA due au titre de l'exercice précédent est inférieur à 1000 €. Le
paiement va s'effectuer en un seul versement au moment de la déclaration
annuelle.
Il est applicable de plein droit aux entreprises
exclues du régime "micro" y
compris celles passibles de l'IS.
LE RÉEL NORMAL.
Il s'applique pour les entreprises dont le CA est
supérieur à :
- 763 000 € (5 000 000 F) HT pour les
entreprises de vente de marchandises ou de fournitures de logement.
- 230 000 € (1 500 000 F) HT pour les
prestataires de services.
La durée sur option est de deux ans pour le
réel normal.
OPTION DU MICRO VERS LE RÉEL
Les contribuables qui remplissent les conditions du
régime du micro-entreprise
peuvent chaque année, opter pour le régime du
bénéfice réel. La loi de finance pour 2002 a ramené à deux
ans (elle était à cinq ans) la durée irrévocable de l'option pour le
régime simplifié pour les options
exercées à compter du 01/01/02 et celles en cours à cette date. Les
entreprises nouvelles, crées à partir du 01/01/02 et imposables aux BIC ou
assujetties à l'IS peuvent exercer cette option jusqu'à la date de dépôt de
la première déclaration.
Si dans le cours de l'option le contribuable ne
reste pas dans le champ d'application du
régime du micro-BIC, l'option
devient caduque, le contribuable sera de plein droit assujetti au
régime du bénéfice réel.
Les titulaires de revenus passibles de l'IR dans la
catégorie des BIC, des BNC, ou des BA qui ont opté pour un mode réel
d'imposition, qui ont adhéré à un centre de gestion agréé (CGA) ou à une
association de gestion agrée (AGA) et dont le chiffre d'affaires correspond
à celui des micro-entreprises bénéficient d'une réduction d'impôt égale aux
frais d'adhésion au CGA ou à l'AGA et aux dépenses exposées pour la tenue de
leur comptabilité dans la limite de 915 € (art. 199 quater B du CGI).
Suivant l'article 158-4 bis du CGI, ils bénéficient également de
l'abattement de 20 % sur le bénéfice déclaré dans la limite de 117 900 €
pour l'année 2005 (plafond fixé pour les salariés) pour l'imposition des
revenus 2004.
A la suite de l'exercice de l'option, il y a la
possibilité pour les titulaires de BNC,
d'imputer les bénéfices professionnels sur le revenu global. Les titulaires
de BIC peuvent eux bénéficier,
de la possibilité d'imputer les déficits d'exploitation sur le revenu
global, de la possibilité de pratiquer un amortissement dégressif sur les
biens qui servent à l'exploitation, par rapport aux allégements d'impôts sur
les bénéfices en faveur des entreprises nouvelles.
OPTION DU RÉEL SIMPLIFIE VERS LE RÉEL
NORMAL
L'option est globale (bénéfices et TVA) et doit
être exercée avant le 1er février de l'année au cours de laquelle le
contribuable souhaite son application. Si le contribuable souhaite son
retour vers le régime simplifié,
l'option doit être dénoncée avant le 1er février de l'année où il souhaite
son retour.
L'option pour le paiement de la TVA est irrévocable
pendant deux ans, et elle est renouvelable par tacite reconduction sauf en
cas de dénonciation dans le mois suivant son expiration. Dans le cas où le
contribuable a obtenu un remboursement de crédit de TVA, il ne peut dénoncer
l'option à la fin de la période, l'option étant obligatoirement reconduite
Le régime de
franchise de la TVA dispense de la déclaration et du
paiement de la TVA.
Le paiement de la TVA sur option, place
obligatoirement le contribuable sous un régime
d'imposition au réel normal. Rappelons que l'option pour le
régime du réel simplifié peut
être dissociée de l'option pour le paiement de la TVA.
NOUVEAUX TAUX DE L'IS
Article 219 du CGI
La Loi de finances pour 2001 a mis en place un
dispositif de réduction de plein droit du taux de l'IS dû pour les PME à 25
% en 2001 et à 15 % en 2002 dans la limite de 38 120 € de bénéfice imposable
par exercice de douze mois (la partie qui relève du
régime des plus-values à long terme est comprise).
Ce dispositif concerne uniquement les sociétés remplissant les conditions
pour être exonérées de contribution sociale c'est à dire les sociétés dont
le chiffre d'affaires est inférieur à 7 630 000 €.
Pour les exercices ouverts en 2001, les résultats
relevant du régime des plus-values long terme
continuent à être imposés au taux de 19 % et ne sont pas pris en compte pour
apprécier la limite de 25 %. Le nouveau dispositif concerne uniquement les
sociétés détenues par des personnes physiques à 75 % au moins suivant
l'article 219 I-f-2° du CGI.
La loi de finances pour 2001 avait prévu de
supprimer la contribution additionnelle de 10 % à l'IS sur trois ans. Le
taux était ramené à 6 % pour les exercices clos en 2001 et à 3 % pour les
exercices clos en 2002. La suppression définitive de cette contribution
additionnelle est prévue de la manière suivante : abaissement du taux à 1.5%
pour les exercices clos en 2005 et suppression totale pour les exercices
clos à compter de 2006. Il faut rappeler que depuis le 1/1/95, les
entreprise passibles de l'IS sont assujetties à une contribution
additionnelle de 10 % de l'IS sur les résultats imposables au taux normal et
réduit (successivement 33.33 % et 19 %).
Pour ce qui est des sociétés mères et filiales, le
seuil de 22,8 M€ (150 MF) a été supprimé et le seuil proportionnel de
détention du capital de la filiale est abaissé de 5 points (de 10 % à 5 %).
La contribution sociale de 3.3 % sur l'IS (article
235 ter ZC du CGI) acquittée par les Entreprises réalisant plus de 7 630 000
€ de chiffre d'affaires est toujours maintenue.
Ce qu'il faut retenir...
Il existe trois régimes fiscaux d'imposition pour
les entreprises commerciales, industrielles ou artisanale dont le choix
dépend du montant du chiffre d'affaires.