Depuis le 01/01/1982, les
plus-values réalisées sur cession de
valeurs mobilières sont imposables dans la catégorie des plus-values et
biens divers.
Dès que le montant des cessions réalisées excède 15
000 € pour les opérations réalisées depuis le 1er janvier 2003, 7 650 € pour
les opérations réalisées en 2002 ou 7623 € (50 000 F) pour les opérations
réalisées en 2001, le taux d'imposition global est de 26 %, se répartissant
comme suit : taux de base de 16 %, prélèvement social de 2 %, CSG de 7,5 %
et CRDS de 0,5 %. Du 01/07/2004 au 31/12/2004, il faut ajouter 0.3 %, ce qui
fait un total de 26.3 %. A partir de 2005, les prélèvements sociaux passent
à 11 % ce qui nous donne une imposition totale de 27 % (16%+11%).
La CSG applicable aux
plus-values sur valeurs mobilières
n'ouvre droit à aucune réduction.
L'ensemble des cessions réalisées par les membres
du foyer fiscal sont retenues. Il n'est pas tenu compte des cessions de
valeurs dont les plus-values sont exonérées. (Art.92 du Code Général des
Impôts).
Les valeurs
mobilières supportent par ailleurs, l'impôt de Bourse de 0,3
% pour le résident fiscal français pour la vente ou l'achat, au comptant ou
à terme, de valeurs mobilières françaises
ou étrangères pour la tranche
supérieure à 7 668 euros. La loi prévoit des cas d'exonération notamment
pour les souscription de titres à l'occasion des introductions en Bourse,
pour les investissements dans les valeurs cotées au marché libre et dans les
sociétés à risque cotées au nouveau marché.
Deux situations pouvaient se présenter en
2004 :
Dépassement du seuil de cession de 15 000 €
:
- cas de gains,
plus-value nette (après compensation des gains et des
pertes) imposable au taux de 26 % et de 26.3 % à compter du 01/07/2004.
On peut déduire les pertes subies au cours des cinq années antérieures à
condition que les cessions soient supérieures au seuil d'imposition.
- cas de perte,
moins-value nette globale reportable sur les gains
taxables des dix années suivantes à partir du 1er janvier 2005 ( au lieu
de cinq années suivantes, dispositif en vigueur avant 2002).
Non dépassement du
seuil de 15 000 € :
- pas d'imposition au titre des
plus-values. Mais aucune perte ne
peut être imputé sur les gains taxables des années suivantes.
Remarque :
Ne sont pas soumis à l'impôt sur les
plus-values, les lots et primes de
remboursement (qui supportent le prélèvement à la source) attachés aux bons
et obligations émis en France avec l'autorisation du ministère de l'Économie
des Finances et du Budget.
A noter :
En cas de licenciement, invalidité, décès du
conjoint, mise à la retraite ou divorce, c'est la moyenne des ventes des 3
dernières années fiscales qui doit dépasser le seuil.
EN BREF
Unification du régime d'imposition des
plus-values de cession de
valeurs mobilières réalisées par les
particuliers depuis 2000. Si le montant annuel des cessions de
valeurs mobilières (cotées,
non cotées, droits sociaux..) est inférieur à 15 000 € pour l'imposition des
revenus de l'année 2005 et suivantes, l'exonération fiscale est totale. Au
delà de ce seuil, la totalité des plus-values
devient taxable au taux de 27 % (16% + 11 % de prélèvements sociaux).