Action rachat de crédits. Sortez du surendettement !


Le but du plan
épargne populaire institué par la loi du 29/12/89 est de
favoriser la constitution d'une épargne de longue durée.
Ce produit remplace le
PER. Pour ceux qui avaient souscrit un
PER avant la clôture, il y a
possibilité de cumuler un PER
avec un PEP.
Un même foyer fiscal ne peut posséder que deux
PEP (un par conjoint).
Le principe est le versement sur un
plan de sommes dont le montant et la
périodicité sont libres. Cependant, certains
PEP exigent des montants minimums soit à la souscription,
soit en mensualités, soit un minimum de dépôt à la fin de la souscription.
Ces versements doivent être affectés à un compte de
dépôt en numéraire (PEP bancaire)
ou à un contrat d'assurance-vie (PEP assurance).
Dans ce cas, à la clôture du
PEP, le souscripteur a droit au
remboursement des sommes versées, et de leurs produits capitalisés ou au
paiement d'une rente viagère. Les taux de rémunération sont libres et
varient donc d'un établissement à un autre. Ils peuvent être fixes ou
variables et peuvent n'être valables que pour l'année en cours.
Un PEP
ne peut comporter à la fois un contrat de dépôt et un contrat d'assurance. A
l'issue du PEP, le titulaire
choisit entre le remboursement du capital versé (augmenté des produits
capitalisés) et le paiement d'une rente viagère.
Certains PEP
offrent en plus de la rémunération de base une participation aux bénéfices
du plan.
Les PEP
supportent des frais d'entrée et de gestion dont le montant varie de façon
non négligeable suivant la nature du plan.
Le total des versements ne peut dépasser 92 000 €
(600 000 F) pour un célibataire, 184 000 € (1 200 000 F) pour un couple.
Depuis le 25 septembre 2003, il ne peut être ouvert
un nouveau PEP.
Fiscalité:
L'intérêt pour le particulier s'il veut bénéficier
des avantages fiscaux est de laisser ce dépôt au moins 8 ans, la
rémunération est alors non imposable. S'il y a sortie en rente viagère, elle
est aussi exonérée.
Mais les intérêts supportent la CSG, la CRDS et le
prélèvement social de 2.3 %, soit un total de 11 % de prélèvements sociaux
(10 % avant 2005).
** En cas de retrait
avant la fin de la huitième année, la rémunération capitalisée à la date du
retrait est imposable dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
Toutefois, le titulaire du
PEP peut opter pour le prélèvement
libératoire.
- Avant le 01/01/98, le taux était de 35 % pour
une durée inférieure à 4 ans, et de 15 % de 4 ans à 8 ans inclus. A ces
taux s'ajoutaient la contribution sociale de 1 % et le prélèvement
social de 1 %.
Des prélèvements sociaux identiques
s'additionnaient à l'impôt sur le revenu et au prélèvement libératoire. Il
s'agissait, depuis le 01/02/96 de la CRDS (0,5 %) lors de l'inscription des
produits au contrat par voie de retenue à la source et depuis le 01/01/97 de
la CSG (3,4 %).
Si les produits étaient soumis à l'impôt sur le
revenu, la CSG était déductible pour 1 %, mais il s'ajoutait la contribution
complémentaire d'Etat de 1 % et le prélèvement social de 1 %.
- A partir du 01/01/98, le taux de prélèvement
libératoire pour une durée inférieure à 4 ans est toujours de 35 % et de
15 % pour une durée comprise entre 4 et 8 ans.
Cependant, la contribution sociale de 1 % et le
prélèvement social de 1 % ont été supprimés et remplacés par un prélèvement
social de 2 %, auquel s'ajoute la CSG à 7,5 % et la CRDS à 0,5 %.
Ces prélèvements sociaux de 10 % (11 % depuis 2005)
sont dus au moment de l'inscription des produits au contrat sauf pour les
contrats en unités de compte où ils sont dus au moment du rachat ou du
retrait. Ils affectent tous les produits qu'ils soient soumis au prélèvement
libératoire ou à l'impôt sur le revenu.
Si ces produits sont soumis à l'impôt sur le
revenu, la CSG sera déductible à hauteur de 5,1 % du revenu imposable 2001
pour l'IR payé en 2002.
S'il y a sortie du
plan en rente viagère avant 8 ans, les intérêts sont
exonérés mais la fiscalité des rentes viagères à titre onéreux s'applique.
De plus, l'assiette imposable est soumise à la CRDS (0,5 %), à la CSG (3,4 %
qui passe à 7,5 % depuis le 01/01/98) et depuis le 01/01/98 au prélèvement
de 2 %.
Par contre, la CSG sera déductible à hauteur de 5,1
% du revenu imposable 2001 pour l'IR payé en 2002.
A partir de 2005, l'assiette imposable est soumise
à la CRDS de 0.5 %, à la CSG de 8.2% (déductible à hauteur 5.8% du revenu
imposable) et au prélèvement sociale de 2.3%.
Tout retrait de fonds pendant les dix premières
années entraîne la clôture du plan
alors qu'un retrait intervenant après dix ans interdit seulement d'effectuer
de nouveaux versements.
Si le retrait intervient entre huit et dix ans, le
plan est clos et les gains réalisés après la clôture ne bénéficient plus des
avantages propres au PEP.
Après huit ans , il y a exonération du capital, des
intérêts et des primes éventuelles. Le PEP
assurance n'est pas assujetti à la taxe forfaitaire de 7,50
% après huit ans comme les contrats d'assurance-vie. La sortie d'un
PEP en rente viagère est exonéré
d'impôt sur le revenu tant pour les produits capitalisés que pour les
arrérages de la rente.
Si les intérêts proviennent d'un
PEP bancaire, ils sont imposés à 25 %
et s'il proviennent d'un PEP assurance
ils sont soumis à la nouvelle fiscalité de l'assurance-vie pour les produits
attachés au contrat d'au moins 8 ans (Loi des finances pour 1998).
Avant le 20/09/95, le
PEP ASSURANCE donnait droit à une
déduction d'impôt de 25 %, dans la limite de 4 000 F (609,80 €), plus 1 000
F (152,45 €) par enfant à charge.
A compter du 01/01/97, les contribuables qui auront
souscrits des contrats à versements libres ou à prime unique ainsi que ceux
qui auront souscrits ou prorogés des contrats à primes périodiques à compter
du 05/09/96, ne bénéficieront d'aucune réduction d'impôt.
En cas de décès, ces
PEP permettent la transmission du capital exonéré de droits
de succession, mais la prime d'épargne n'est pas exonérée de droits.
En ce qui concerne les
PEP bancaires, le bénéficiaire du
capital doit obligatoirement être le titulaire du plan.
Le transfert d'un PEP
bancaire en PEP assurance
en francs ou en unités de compte est possible.
Il y a exonération d'impôt lorsque le retrait
intervient à la suite du décès du titulaire, de son invalidité permanente,
ou à l'expiration des droits aux allocations chômage en cas de licenciement.
Ces mesures sont aussi valables pour le conjoint, le retrait est possible
dans les deux ans qui suivent son décès.
Pour les PEP
ouverts avant le 22/09/93, une prime d'épargne est versée par l'Etat à
l'issu d'un délai de 7 ans (10 ans si le PEP
a été souscrit avant le 05/09/96 dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie
à primes périodiques). Le souscripteur ne doit pas être imposable à l'impôt
sur le revenu. En fait, il ne faut pas que l'exonération d'impôt sur le
revenu ait été obtenue grâce à l'utilisation de réductions d'impôt, de
prélèvement libératoire ou d'avoirs fiscaux.
Cette prime est égale au quart des versements
effectués dans l'année, mais elle est limitée à 229 € (1 500 F) par an. Elle
porte intérêts, ces intérêts sont capitalisés annuellement jusqu'au
versement.
La prime et ses intérêts sont soumis à la CRDS et à
la CSG, et depuis la loi de finances pour 1998 au prélèvement social.
Les plans
ouverts depuis le 22 septembre 1993 n'ouvrent plus droit à la prime d'Etat.
La loi de finances pour 1994, permettait une sortie
anticipée du PEP sous trois
conditions :
- le PEP devait avoir été ouvert avant le
25/08/1993,
- la clôture devait intervenir entre le 22/09/93
et le 30/06/94,
- le titulaire devait avoir été au moins une
fois non imposable depuis l'ouverture de son
PEP.
Sous ces trois conditions, la prime d'Etat lui
était versée par anticipation au prorata de ces versements antérieurs.
Plusieurs retraits partiels pouvaient être
effectués en franchise d'impôt.
La loi de finance 95 avait prorogé la date de
clôture jusqu'au 31/12/95.
Pour encourager la consommation des ménages, ce
dispositif avait été reconduit et élargi aux personnes imposables à l'IR.
Pour tout PEP ouvert avant le
20/12/95, les titulaires pouvaient disposer librement entre le 01/01/96 et
le 30/09/96 des sommes inscrites sur leur PEP.
Le premier retrait pouvait être partiel ou total.
Seul le premier retrait ouvrait droit au bénéfice de la mesure.
Les produits ainsi que les primes d'épargne et
leurs intérêts capitalisés versés par l'Etat lors de ces opérations sont
soumis à la CRDS et à la CSG.
Toute personne peut transférer son
plan vers un autre établissement
financier sans perdre l'antériorité fiscale si le rendement de son
PEP bancaire ne lui satisfait plus ou
si son PEP assurance ne
propose q'un fonds euros.
EN BREF:
Le total des versements dans un
PEP ne peut dépasser 92 000 € pour un
célibataire et 184 000 € pour un couple.
Si le dépôt est supérieur à 8 ans : pas
d'imposition sur les rémunérations. Sortie en rente viagère avec exonération
possible, seulement 11 % de prélèvements sociaux sur les intérêts.
Si le retrait intervient avant 8 ans : rémunération
capitalisée imposable dans la catégorie des capitaux mobiliers. Si sortie en
rente viagère, la fiscalité des rentes viagères à titre onéreux s'applique
même si les intérêts sont exonérés, l'assiette est de plus soumise aux
prélèvements sociaux de 10% dans lesquels la CSG sera déductible à hauteur
de 5.8% du revenu imposable 2005 pour l'IR payé en 2006.
Le titulaire du PEP
peut opter pour le prélèvement libératoire : dans ce cas, le taux de
prélèvement libératoire est de 35 % pour une durée inférieure à 4 ans et de
15 % pour une durée comprise entre 4 et 8 ans. Les prélèvements sociaux de
11 % affectent tous les produits qu'ils soient soumis au prélèvement
libératoire ou à l'impôt sur le revenu. Ils sont dus au moment de
l'inscription des produits au contrat sauf pour les contrats en unités de
compte où ils sont dus au moment du rachat ou du retrait.
Depuis le 22 septembre 2003, l'ouverture d'un
nouveau PEP n'est plus
possible.