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Les plans d'épargne
salariale sont des systèmes d'épargne collectifs qui
permettent aux salariés de constituer un portefeuille de valeurs mobilières
avec l'aide de l'entreprise.
Le plan d'épargne
entreprise peut recueillir la participation du salarié et
son intéressement. Dans ce cas, si les sommes versées aux salariés restent
immobilisées sur le PEE
pendant 5 ans au minimum, elles échappent à l'impôt.
Lorsque la société a décidé de faire participer ses
salariés (s'ils le souhaitent) à un plan
d'actionnariat, le PEE
comprendra alors les actions de l'entreprise détenues par eux.
- Chaque salarié peut réaliser des versements
volontaires limités toutefois annuellement au quart de la rémunération
brute de chacun. Le PEE
peut prévoir un montant annuel minimum qui ne peut être inférieur
annuellement à 160 €. Lorsque le salarié souscrit à une formule
d'actionnariat salarié "à effet de levier" le versement du salarié et
l'impact du levier sont pris en compte pour la limite du quart de la
rémunération (25 %).
Ces versements ne sont pas déductibles pour la
détermination de leur revenu imposable.
- L'entreprise peut participer par un abondement
(versement complémentaire de l'employeur) sans impôt, ni charge à
condition que ces versements complémentaires soient maintenus dans le
plan au moins cinq ans.
Ils sont soumis cependant à la CRDS et à la CSG après un abattement de 5
% pour frais professionnels. Les sommes versées par l'entreprise sont
limitées à 2 300 € (15 000 F) annuellement et pour chaque salarié, sans
toutefois que ce montant soit supérieur au triple de la contribution
volontaire du salarié. Le plafond de 2 300 € est porté à 3 450 € si le
salarié acquiert des titres de son entreprise ou d'entreprises
appartenant au même groupe. A compter du 01/01/2006, ce plafond sera de
4 140 € (2300 € + 1840 € de majoration).
- L'aide apportée par l'entreprise peut aussi
consister dans la prise en charge des frais de fonctionnement du
plan comprenant les frais de tenue
de registre et les frais administratifs liés au fonctionnement des
conseils de surveillance des fonds prévus par le
plan.
Les sommes déposées sont le plus souvent gérées
dans le cadre de fonds communs de placement, mais le portefeuille peut être
aussi constitué par des titres de SICAV, des valeurs mobilières émises par
l'entreprise, par des actions émises par des sociétés créées par les
salariés pour racheter leur entreprise dans le cadre du régime légal de RES.
Ces actions ou parts acquises sont immobilisées pendant 5 ans, sauf si le
retrait se produit dans l'un des cas suivants :
- mariage,
- naissance ou adoption d'un troisième enfant,
- divorce, si le salarié conserve la garde d'au
moins un enfant,
- décès du salarié ou de son conjoint,
- invalidité du bénéficiaire ou de son conjoint,
- acquisition ou agrandissement de la résidence
principale,
- cessation du contrat de travail (licenciement,
démission ou retraite),
- création ou reprise d'une entreprise par le
salarié ou son conjoint,
- surendettement.
Les revenus du portefeuille s'ils sont réemployés
dans le plan et maintenus
pendant la même période d'indisponibilité que les titres auxquels ils se
rattachent, sont exonérés d'impôt.
Pour les PEE
établis à partir du 20 février 2001, le bénéfice de ces exonérations est
subordonné au dépôt de règlement du PEE
à la direction départementale du travail du lieu où ils ont été établis.
Depuis le 01/02/96, les produits du
PEE sont soumis à la CRDS au taux de
0,5 %, et à la CSG au taux de 3,4% depuis le 01/01/97.
A partir du 01/01/98, le taux de CSG est de 7,5 %,
le taux de CRDS de 0,5%, auquel s'ajoute un nouveau prélèvement social de 2
%.
Depuis 2005, le total des prélèvements sociaux
passe à 11 %.
Les plans d'épargne
salariale peuvent aussi prendre la forme :
d'un plan partenarial
d'épargne salariale volontaire (PPESV)
d'un plan d'épargne
interentreprises (PEI)
Plan partenarial d'épargne salariale
volontaire (PPESV)
Le PPESV
a un régime fiscal et social identique à celui du
PEE, sauf au niveau de :
- l'abondement maximal de l'entreprise. Il est
dans ce cas fixé à 4 600 € et contrairement aux
PEE, ce plafond ne peut en aucun
cas être majoré même si l'acquisition porte sur des titres de
l'entreprise ou de son groupe
- l'abondement versé par l'entreprise. Il est
soumis pour la part excédant 2 300 € (ou 3 450 € en cas d'acquisition de
titres de l'entreprise ou de son groupe) par bénéficiaire et par an, à
une contribution sociale spéciale de 8,2 % à la charge de l'employeur
(art. L 137-5 du CSS).
- l'abondement du
PPESV par l'entreprise qui permet la constitution d'une
provision pour investissement en franchise d'impôt.
Le délai d'indisponibilité des droits des salariés
qui est de dix ans est décompté soit versement par versement pour un
PPESV à terme glissant, soit à compter
du premier versement dans le PPESV
pour un PPESV à terme fixe.
La Loi venue réformer les retraites a supprimé la
possibilité d'ouverture d'un PPESV.
Il est substitué par un PERCO
(Plan d'Épargne pour la Retraite Collectif).
Les participants, dans l'attente de la signature d'un avenant ou à défaut de
mise en place d'un PERCO
peuvent continuer à effectuer des versements sur le
PPESV jusqu'au 31/12/2004. Dans le cas
où un PERCO est mis en place
par avenant à un PPESV, les
sommes versées avant la signature de l'avenant peuvent être
transférées par le participant dans un PEE
ou un PEI dans un délai de six
mois après la signature de l'avenant.
Plan d'épargne interentreprises (PEI)
Son régime fiscal et social peut être soit celui du
PEE soit celui du
PPESV, selon la forme de constitution
(PEE ou PPESV).
Le PEI
est mis en place par accord collectif. Il peut, dans le cas d'un plan mis en
place entre plusieurs entreprises déterminées, être institué par un accord
conclu au sein du comité d'entreprise ou à la suite de la ratification par
la majorité des deux tiers des salariés de chacune des entreprises.
Un PEI
ne peut proposer à ses adhérents des fonds d'actionnariat salarié, même si
ses modes de gestion et d'alimentation sont potentiellement aussi variés que
ceux du PEE.
L'abondement des employeurs est facultatif,
cependant, les frais de tenue de compte correspondant aux versements
effectués par ses salariés dans le PEI
doivent être pris en charge par l'employeur.
Le délai d'indisponibilité est de cinq ans.
Les PEI
ne peuvent être mis en place que par accord entre les différents partenaires
sociaux qui peuvent porter une attention particulière au choix du FCPE
(Fonds communs de placement d'entreprise) ou de la SICAV.
La nouvelle loi du 19/02/2001 prévoit les
conditions dans lesquelles le transfert (d'un compte d'épargne à un autre)
est autorisé en cas de rupture de contrat ou sans rupture de contrat de
travail quand un salarié veut transférer ses avoirs d'un support à un autre,
sans être pénalisé sur le plan social ou fiscal.
Les salariés peuvent accéder à chacun des
plans lorsque l'entreprise est
concernée par plusieurs PEI.
Le plafond de versement volontaire fixé à 25 % de la rémunération ainsi que
les plafonds d'abondement s'apprécient de manière globale.
Les PEI
ont des modes de gestion identiques à ceux du
PEE sous réserve de l'interdiction posée à l'article L
443-1-1 par le législateur, limitation qui ne s'applique pas aux parts et
actions d'OPCVM détenues éventuellement par le fonds. Les SICAV
d'actionnariat salarié n'ont pas vocation à être détenues au sein d'un
PEI, elles sont régies par les
mêmes règles que celles des FCPE.