Le PEA
a été crée le 16/07/92 et mis en application le 14/09/92
Son but est d'inciter les épargnants à
accroître leur investissement en actions de sociétés françaises,
ou ayant leur siège en France. Ces sociétés sont assujetties à
l'impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun.
Ces titres doivent être cotés ou assimilés.
Il est donc possible de mettre dans un
PEA des actions
françaises ou des OPCVM investis à 60 % au moins en actions
françaises pour les SICAV et à 75 % pour les FCP.
A partir du 01/01/95 les titres non
cotés d'actions de SA et de parts de SARL sont éligibles au
PEA ainsi que les
actions et certificats d'investissement de sociétés par actions
simplifiées et de sociétés en commandite par actions, les
certificats coopératifs d'investissement et les titres de
capital des sociétés coopératives. Depuis le 01/01/2005, les
titres de sociétés ou d'OPCVM établis dans les États membres de
l'EEE hors Liechtenstein peuvent constituer des investissements
de PEA.
Les titres doivent être détenus en
pleine propriété.
Les titres d'une société sont éligibles
dès lors que le titulaire du plan
avec son conjoint et leurs ascendants et descendants détiennent
moins de 25 % des actions ou parts de l'entreprise à un moment
quelconque au cours des cinq années antérieures et à aucun
moment pendant la période au cours de laquelle les titres
figurent sur le plan.
Il ne peut être ouvert qu'un seul
PEA par personne.
Dans un couple chacun des époux peut ouvrir un
PEA. Jusqu'en 2002, la
totalité des apports ne pouvait dépasser 600 000 F (92 000 €)
pour une personne seule et 1 200 000 F (184 000 €) pour un
couple marié. La loi de finances pour 2002 hausse la limite du
cumul des versements à 120 000 € et 240 000 €. A partir du
premier janvier 2003, le plafond des versements sur un
PEA est de 132 000 € et
264 000 € pour un couple. Le titulaire d'un
PEA ayant en 2002 atteint
la limite de 120 000 € peut effectuer des versements
complémentaires jusqu'à hauteur de 132 000 € à la condition que
pour les plans de plus de 8 ans, aucun retrait n'ait été
effectué depuis leurs ouvertures.
Le PEA
peut être ouvert auprès des banques, de la Caisse des Dépôts et
consignations, de la Banque de France, de la Poste, du Trésor
Public, des maisons de titres, des sociétés de Bourse et des
compagnies d'assurance. La souscription d'un
PEA s'accompagne
obligatoirement de l'ouverture d'un compte-titres ou d'un
contrat de capitalisation. La date d'ouverture correspond à
celle du premier versement.
La loi de finance rectificative pour
1993 a autorisé à la souscription d'un emprunt d'Etat entre le
25/06/93 et le 10/07/93
Pour favoriser cette souscription, les
titres de l'emprunt pouvaient être acquis dans le cadre d'un
PEA et bénéficient
du régime fiscal de celui-ci.
Fiscalité
Les produits et les plus-values qui
résultent des placements effectués dans le
PEA sont exonérés d'impôt,
à condition que le PEA
soit conservé 5 ans au moins à compter de la date du premier
versement. La durée normale d'un
PEA est de 8 ans.
A partir de l'imposition des revenus de
1997, les dividendes et avoirs fiscaux procurés par les titres
non cotés ne sont exonérés que dans la limite de 10 % du montant
de ces placements.
Retrait, rachat ou clôture
- avant 2 ans, imposition des
plus-values à 22,5 %, majorées des prélèvements sociaux,
soit 33,5 % au-delà d'un seuil légal de 7 650 €. Les
cessions réalisées pour l'ensemble des valeurs mobilières
sont à prendre en compte. Pour 2001, le seuil était à 7 623
€.
- entre 2 et 5 ans, imposition des
plus-values aux taux de 16 %, majoré des prélèvements
sociaux, soit 27 %. Même seuil de cession (7 650 €).
Les prélèvements sociaux comprennent le
nouveau prélèvement social de 2,3 %, la CSG au taux de 8,2 %
(non déductible) et la CRDS au taux de 0,5 %.
- entre 5 et 8 ans, exonération
totale des plus-values. Les retraits ou rachats avant
l'expiration de la 8ème année entraîne la clôture du
plan.
- après 8 ans. Le
plan est maintenu mais
aucun versement n'est possible. Exonération des plus-values.
Si le plan se
dénoue par le versement d'une rente viagère, elle est
exonérée d'impôt sur le revenu mais elle est soumise à la
CSG et à la CRDS et au nouveau prélèvement social de 2,3 %,
soit 11 %.
- Entre 5 et 8 ans et après 8 ans,
les prélèvements sociaux sont applicables par voie de
retenue à la source. Le taux de CSG est de 3,4 % (non
déductible) si le retrait intervient au cours de l'année 97.
Il sera de 7,5 % (non déductible) auquel s'ajoute un
prélèvement social de 2 % si le retrait intervient à partir
du 01/01/98. Dans tous les cas, le taux de CRDS est de 0,5
%. A partir de 2005, le montant des prélèvements sociaux
passent à 11%.
En cas de décès, de transfert à
l'étranger du domicile fiscal ou en cas de rattachement à un
autre foyer fiscal d'un invalide, titulaire d'un
PEA, les revenus et les
plus-values sont exonérés d'impôt, même si le seuil de cessions
est franchi et que la clôture intervienne avant cinq ans.
EN BREF:
Une personne ne peut être ouvrir qu'un
seul PEA (deux
pour un couple). La totalité des apports ne peut dépasser 132
000 € pour une personne seule et 264 000 € pour un couple marié
à partir du premier janvier 2003.
Tout retrait avant 8 ans entraîne la
fermeture du plan
:
- un retrait avant 2 ans = 22.50 %
de prélèvement forfaitaire +11% de contributions sociales
sur le gain net
- un retrait entre deux et cinq ans
= 16 % de prélèvement forfaitaire + 11% de contributions
sociales sur le gain net
- un retrait après cinq ans = pas de
prélèvement forfaitaire mais 0.5% de contributions sociales
sur la fraction du gain acquise entre le 01/02/1996 et le
31/12/10096; 3,9 % sur la fraction du gain acquise en 1997
et 10 % sur la fraction du gain acquise à partir de 1998,
11% à partir de 2005.