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INTÉRESSEMENT.
L'intéressement
est un régime facultatif.
Suite à l'ordonnance du 21/10/86, les sommes
versées aux salariés en application d'un contrat
d'intéressement aux résultats de
l'entreprise sont passibles de l'impôt sur le revenu pour le bénéficiaire.
Elles ne sont pas assimilables à un salaire et bénéficient d'exonérations
fiscales et sociales tant pour l'entreprise que pour les salariés.
Cependant, si les salariés affectent tout ou partie
de ces sommes à un plan d'épargne entreprise
dans les 15 jours qui suivent leur versement, et pour 5 ans, ils bénéficient
d'une exonération d'impôt. La prime
d'intéressement versée à chaque salarié est limitée chaque
année à la moitié du plafond annuel moyen de sécurité sociale de l'année de
perception de l'intéressement,
soit 15 096 € pour 2005. Ces sommes sont soumises à la CSG et à la CRDS (0,5
%) depuis le 01/02/1996.
Aujourd'hui, les sommes versées sont exonérées de
charges sociales. Elles sont assujetties à la CSG et CRDS après un
abattement de 5 %. Elles sont imposables au titre de l'impôt sur le revenu.
Le montant global de
l'intéressement est limité à 20 % du total des salaires
bruts de l'ensemble des bénéficiaires.
PARTICIPATION.
Tout salarié d'une entreprise a un droit sur les
bénéfices réalisés. Depuis 1990, cette
participation est obligatoire dans toutes les entreprises de
plus de 50 salariés.
Les sommes attribuées au titre de la
participation aux résultats de
l'entreprise profitent aussi de l'exonération de charges sociales sauf CSG
et CRDS. Cependant une déduction forfaitaire de 5 % pour frais
professionnels est applicable sur l'assiette de la CSG et CRDS.
Ces sommes ne sont pas imposables à l'impôt sur le
revenu pour le bénéficiaire après une période d'indisponibilité de 5 ans. Ce
délai peut être ramené à 3 ans par un accord de participation mais les
avantages fiscaux sont déduits de moitié. De même le délai d'indisponibilité
est porté à 8 ans s'il n'y a pas d'accord de
participation. Lorsque le montant n'excède pas 80 €, les
entreprises peuvent payer directement aux salariés les sommes qui leur
reviennent.
Dans certains cas la
participation peut être immédiatement disponible ( mariage,
naissance d'un troisième enfant, divorce, décès, invalidité...).
Les droits de
participation versés à un même salarié au titre d'un
exercice font l'objet d'un plafonnement fixé au trois quarts du plafond
annuel de la sécurité social soit 30 192 € pour 2005. La répartition des
sommes versées est effectuée au prorata des salaires.
Les revenus de ces sommes ne sont pas non plus
imposables, s'ils sont réemployés sous forme de
participation dans l'entreprise et
demeurent indisponibles pendant le même délai, sauf déblocage anticipé
autorisé (retraite, mariage, décès ...).
Lorsque la durée d'indisponibilité était ramenée à
3 ans par l'accord de participation,
les salariés ne bénéficiaient de l'exonération que pour la moitié des sommes
en cause, sauf s'il y avait affectation de ces revenus à un
plan d'épargne entreprise qui les rend
indisponibles pendant 5 ans. La loi du 19/02/2001 a supprimé la possibilité
de ramener à trois ans, la durée d'indisponibilité de la
participation. Les accords en vigueur
au moment de la publication qui prévoyait un blocage de trois ans peuvent
toutefois se poursuivre jusqu'à terme.
Le montant non imposable de la
participation pour chaque salarié ne
peut pas excéder la moitié du plafond de la Sécurité Sociale.
Depuis le 01/02/96, les produits sont soumis à la
CRDS au taux de 0,5 % et depuis le 01/01/97 à la CSG au taux de 3,4 %. A
partir du 01/01/98 le taux de CSG est de 7,5 % auquel s'ajoute un
prélèvement social de 2 % puisqu'il s'agit de revenus de capital. Et enfin
depuis 2005, le taux de CSG est à 8.2 % et celui du prélèvement social à 2.3
% ce qui fait un total de prélèvements sociaux de 11% avec la CRDS de 0.5%.
Tout ou partie des droits à
participation des exercices ouverts en
1991 et 1992 ont été négociables ou exigibles du 01/01/96 au 30/09/96, ces
produits étaient exonérés de CRDS.
EN BREF :
Tandis que la
participation (droit sur les bénéfices) est obligatoire dans
toutes les entreprises de plus de 50 salariés dégageant un bénéfice fiscal
suffisant, l'intéressement lui
est un régime facultatif.
La prime
d'intéressement versée à chaque salarié est limitée à 15 096
€ pour 2005 et le montant total des primes distribuées par l'entreprise ne
peut excéder 20 % du total des salaires bruts versés.
Les droits de
participation versés à un même salarié au titre d'un
exercice sont plafonnés à 30 196 € pour 2005 et la répartition des sommes
versées est effectuée au prorata des salaires.