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Selon l'article 150 C du C.G.I., sont considérées
comme résidences principales,
les immeubles ou parties d'immeubles constituant la résidence habituelle du
propriétaire depuis l'acquisition ou l'achèvement ou pendant au moins 5 ans
(de manière continue ou discontinue) d'une part, d'autre part les immeubles
ou parties d'immeubles constituant la résidence en France des Français
domiciliés hors de France, dans la limite d'une résidence par contribuable.
L'administration admet de maintenir l'exonération pour les immeubles vacants
ayant été occupés comme résidence principale
jusqu'à sa mise en vente, si la cession intervient dans un an au maximum.
Dans ces conditions, toute plus-value réalisée lors
de la cession d'une résidence principale
est exonérée. Aucune condition de durée n'est requise lorsque la cession est
motivée par des impératifs d'ordre familial ou un changement de résidence.
En cas de cession par des conjoints séparés ou divorcés, de ce qui
constituait leur résidence principale,
l'administration exonère chacun des conjoints sur sa part de plus-value.
Les avantages de la
résidence principale, consistent également dans la
possibilité de pratiquer une décote de 20 % sur la valeur libre pour le
calcul de l'ISF.
Sauf certains cas particuliers d'opérations
exonérées, dans tous les autres cas, l'impôt sur les plus-values
immobilières s'applique.
SITUATION ACTUELLE
- Des RÉDUCTIONS d'impôts sont accordées sous
certaines conditions :
Un crédit d'impôt de 15 % applicable aux dépenses
d'équipement de l'habitation principale
(achevée depuis plus de deux ans) est accordé par l'article 200 quater du
CGI pour certaines dépenses payées jusqu'au 31 décembre 2005. Il s'agit :
- des dépenses d'acquisition de gros équipements
soumises au taux de 19,60 %
- des dépenses d'acquisition d'équipements
d'isolation et d'appareil de régulation de chauffage pour un logement
affecté depuis plus de deux ans à l'habitation principale.
- des dépenses d'équipement de production
d'énergie (chauffage et fourniture d'eau chaude à l'énergie solaire,
éolienne, hydraulique ou de biomasse, pompes à chaleur, équipements
fonctionnant au bois ou autres biomasses) utilisant une source d'énergie
renouvelable, quelque soit la date d'achèvement de ces logements.
- des dépenses payées en vue de la réalisation
de travaux de protection des habitations
principales prescrits par un plan de prévention de
risques technologiques. Ces dépenses bénéficient elles aussi du crédit
d'impôt de 15 % à la condition qu'elles soient payées avant le
31/12/2010.
La loi de finances pour 2004 avait étendu le champ
d'application du crédit d'impôt de 15 % applicable aux dépenses d'équipement
de l'habitation principale.
Ainsi ont été intégrés les dépenses d'acquisition de chaudières à
condensation utilisant les combustibles gazeux (à certaines températures, la
vapeur d'eau contenue dans les produits de combustion est partiellement
condensé pour utiliser la chaleur latente de cette vapeur d'eau pour les
besoins du chauffage) pour les dépenses payées entre le 01/01/2004 et le
31/12/2005. Ces dépenses d'acquisition de chaudières à condensation
n'ouvrent droit au crédit d'impôt que si :
- l'entreprise qui exécute l'installation
fournie elle même la chaudière. L'établissement d'une facture est
indispensable.
- l'habitation doit être achevé depuis plus de
deux ans et située en France
- l'habitation doit constituer la résidence
principale du contribuable à la date de paiement des dépenses.
- en application de l'article 279-O bis du CGI,
le bénéfice du crédit d'impôt est subordonné à la condition que les
travaux d'installation ou de remplacement de la chaudière à condensation
soient éligibles à la TVA au taux réduit.
Cette extension du champ d'application du crédit
d'impôt par la loi de finances pour 2004 concerne également l'installation
ou le remplacement d'équipements spécifiquement conçus pour les personnes
âgées ou handicapées sans aucune condition d'ancienneté du logement. Et dans
ce cas de figure, le taux de crédit d'impôt est fixé à 25 %.
Les Modalités d'application :
Le crédit d'impôt est applicable au prix
d'acquisition TTC des chaudières à condensation qui figure sur la facture.
La main d'oeuvre ainsi que les matériaux et fournitures destinés au
raccordement de la chaudière sont exclus de la base du crédit d'impôt.
La date du paiement de la dépense à l'entreprise
qui réalise les travaux constitue le fait générateur du crédit d'impôt. Le
versement d'un acompte ne constitue pas un paiement pour l'application du
crédit d'impôt.
Le crédit d'impôt s'impute sur la montant de l'IR
dû au titre de l'année au cours de laquelle à été payé la dépense.
La facture doit contenir l'adresse de réalisation
des travaux, la date du ou des paiements, ainsi que la nature des travaux.
Pour bénéficier du crédit d'impôt, la facture doit également comporter
l'identité de chacune des personnes (lorsque des personnes non mariés) qui
vivent dans un même logement constituant leur résidence principale commune.
Limites de plafond pluriannuel :
Durant la période du 1er janvier 2003 au 31
décembre 2010, le crédit d'impôt est égal à 15 % du montant des dépenses
dans la limite d'un plafond pluriannuel de
- 4 000 € (26 238,28 F) pour une personne seule
- 8 000 € (52 476,56 F) pour un couple marié
A cela viennent s'ajouter les majorations suivantes
:
- 400 € (2 623.83 F) pour la première personne à
charge
- 500 € (3 279.78 F) pour la seconde
- 600 € (3 935,74 F) à partir de la troisième
Si le crédit d'impôt est plus élevé que l'impôt dû,
il est restitué l'excédent au contribuable lorsque le montant est
supérieur à 8 €. En cas de garde alternée, les majorations précédentes sont
divisées par deux.
C'est la loi des finances pour 2003 qui avait
prolongé de trois ans, soit jusqu'au 31 décembre 2005, ce dispositif qui
devait s'achever le 31 décembre 2002. Ce qui a entraîné une nouvelle période
indépendante de la première et donc la possibilité de bénéficier deux fois
de ce crédit d'impôt dans la limite des plafonds ci-dessus.
- les travaux concernent
l'habitation principale, elle doit
être située en France (la Métropole et les quatre départements
d'outre-mer) et achevée depuis plus de deux ans. Ce crédit d'impôt est
applicable aussi bien aux propriétaires qu'aux locataires ou occupants à
titre gratuit ou usufruitiers.
Le fisc admet que les dépenses soient éligibles au
crédit d'impôt, lorsqu'on justifie avant le délai de deux ans de l'urgence
de travaux d'équipement.
A titre indicatif
La loi de finance 2002 avait déjà étendu le crédit
d'impôt de 15 % aux dépenses de régulation du chauffage, de gros équipements
collectifs (ascenseur) , toujours à condition que
l'habitation principale soit achevée
depuis plus de deux ans.
Si le contribuable change de
résidence principale ou de situation
matrimoniale (même s'il ne change pas de
résidence principale) au cours de la période allant du 15
septembre 1999 au 31 décembre 2002, il bénéficiera d'un nouveau plafond. Le
mariage, le divorce ou le décès entraînant la création d'un nouveau foyer
fiscal.
Si le contribuable a bénéficié d'un prêt à taux
zéro pour acquérir sa propriété, il ne bénéficiera pas de la réduction
d'impôt pour les intérêts d'un emprunt complémentaire, sauf si l'emprunt
complémentaire a servi à financer des travaux d'agrandissement ou de grosses
réparations différents de ceux qui ont justifié le prêt.
NOUVELLE SITUATION
La loi de finances pour 2005 remplace le crédit
d'impôt en faveur de gros équipements dans la
résidence Principale par deux crédits d'impôt dont l'un est
en faveur du développement durable (art. 90 de la loi de finances pour 2005)
et l'autre en faveur de l'aide aux personnes (art. 91 de la loi de finances
pour 2005) pour les dépenses payées entre janvier 2005 et le 31 décembre
2009.
Le développement durable concerne certaines
dépenses de chaudière, d'équipements de production d'énergie utilisant une
source d'énergie renouvelable, de matériaux d'isolation thermique.
Quant à l'aide aux personnes, elle inclue certaines
dépenses pour les personnes âgées ou handicapées, les ascenseurs électriques
et les travaux de protection contre les risques technologiques.
La loi de finances pour 2005 élève les plafonds des
dépenses et applique des taux différenciés allant jusqu'en 40 % pour les
équipements de productions d'énergie à source renouvelable. Ces nouvelles
dispositions s'appliquent à compter de l'impôt sur les revenus de 2005.
Pour le développement durable (art. 90 de la loi de
finances pour 2005)
Bénéficiaires
Les contribuables propriétaires, locataires ou
occupants à titre gratuit d'habitation
principale.
Le logement peut appartenir à une société civile
telle que définit au 1° du second alinéa de l'Article 8 du CGI. pour
l'associé qui occupe le logement à titre d'habitation principale.
Dépenses
- Matériaux d'isolation thermique et appareils
de régulation de chauffage (payées entre janvier 2005 et le 31 décembre
2009). Avec un crédit d'impôt égal à 25 % du montant des dépenses dans
la limite d'un plafond pluriannuel
- Chaudières à basse température et chaudières à
condensation (payées entre janvier 2005 et le 31 décembre 2009). Avec un
crédit d'impôt égal à 15 % du montant des dépenses dans la limite d'un
plafond pluriannuel
- Équipements de production d'énergie utilisant
une source d'énergie renouvelable et pompes à chaleur (payées ou
intégrées entre janvier 2005 et le 31 décembre 2009). Avec un crédit
d'impôt égal à 40 % du montant des dépenses dans la limite d'un plafond
pluriannuel
Les logements concernés
Situés en France (départements métropolitains et
les quatre départements d'Outre-mer). Le local doit être affecté à
l'habitation principale (maisons
individuelles ou logements situés dans un immeuble collectif) du
contribuable.
Le crédit d'impôt
Le crédit d'impôt est applicable au prix
d'acquisition TTC des équipements qui figure sur la facture. La main d'oeuvre
ainsi que les matériaux et fournitures destinés au raccordement de la
chaudière sont exclus de la base du crédit d'impôt.
La date du paiement (entre le 1er janvier 2005 et
le 31 décembre 2009) de la dépense à l'entreprise qui réalise les travaux
pour les matériaux d'isolation thermique et appareils de régulation de
chauffage Chaudières à basse température et chaudières à condensation
constitue le fait générateur du crédit d'impôt. Pour les Équipements de
production d'énergie utilisant une source d'énergie renouvelable et pompes à
chaleur, le fait générateur est le paiement des dépenses et ou la date
d'achèvement du logement devant intervenir entre le 1er janvier 2005 et le
31 décembre 2009.
Le crédit d'impôt s'impute sur la montant de l'IR
dû au titre de l'année au cours de laquelle à été payé la dépense.
Limites du plafond
pluriannuel :
- 8 000 € pour une personne seule
- 16 000 € pour un couple marié
A cela viennent s'ajouter les majorations
suivantes :
- 400 € pour la première personne à charge
- 500 € pour la seconde
- 600 € à partir de la troisième
Si le crédit d'impôt est plus élevé que l'impôt dû,
il est restitué l'excédent au contribuable lorsque le montant est
supérieur à 8 €. En cas de garde alternée, les majorations précédentes sont
divisées par deux.
Justifications
La facture doit contenir l'adresse de réalisation
des travaux, la date du ou des paiements, ainsi que la nature des travaux.
Pour bénéficier du crédit d'impôt, la facture doit également comporter
l'identité de chacune des personnes (pour les personnes non mariés) qui
vivent dans un même logement constituant leur
résidence principale commune.
Pour l'aide aux personnes (art. 91 de la loi de
finances pour 2005)
Dépenses
- Équipements spécialement conçus pour les
personnes âgées ou handicapées. Avec un crédit d'impôt égal à 25 % du
montant des dépenses dans la limite d'un plafond pluriannuel.
- Travaux de protection contre les risques
technologiques. Avec un crédit d'impôt égal à 15 % du montant des
dépenses dans la limite d'un plafond pluriannuel.
- Ascenseurs électriques. Avec un crédit d'impôt
égal à 15 % du montant des dépenses dans la limite d'un plafond
pluriannuel.
Logements
Résidence principale
sans aucune condition d'ancienneté du logement pour les équipements
spécialement conçus pour les personnes âgées ou handicapées et pour les
travaux de protection contre les risques technologiques. Pour les
ascenseurs électriques, les logements doivent être achevés depuis plus de 2
ans.
Le crédit d'impôt
Le crédit d'impôt est applicable au prix
d'acquisition TTC des matériaux qui figure sur la facture ( prix d'achat
plus frais divers de main d'oeuvre). La main d'oeuvre ainsi que les
matériaux et fournitures destinés au raccordement des ascenseurs électriques
sont quant à eux exclus de la base du crédit d'impôt.
La date du paiement (entre le 1er janvier 2005 et
le 31 décembre 2009) de la dépense à l'entreprise qui réalise les travaux de
protection contre le risque technologique et les ascenseurs électriques
constitue le fait générateur du crédit d'impôt.
Pour les équipements spécialement conçus pour les
personnes âgées ou handicapées, le fait générateur est le paiement des
dépenses et ou la date d'achèvement du logement devant intervenir entre le
1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009.
Le versement d'un acompte ne constitue pas un
paiement pour l'application du crédit d'impôt.
Le crédit d'impôt s'impute sur la montant de l'IR
dû au titre de l'année au cours de laquelle à été payé la dépense.
Limites du plafond
pluriannuel :
- 5 000 € pour une personne seule
- 10 000 € pour un couple marié
A cela viennent s'ajouter les majorations
suivantes :
- 400 € pour la première personne à charge
- 500 € pour la seconde
- 600 € à partir de la troisième
Si le crédit d'impôt est plus élevé que l'impôt dû,
il est restitué l'excédent au contribuable lorsque le montant est supérieur
à 8 €. En cas de garde alternée, les majorations précédentes sont divisées
par deux.
Justifications
La facture doit contenir l'adresse de réalisation
des travaux, la date du ou des paiements, ainsi que la nature des travaux.
Pour bénéficier du crédit d'impôt, la facture doit également comporter
l'identité de chacune des personnes (lorsque des personnes non mariés) qui
vivent dans un même logement constituant leur résidence principale commune.
Attention :
application du taux réduit de TVA pour les travaux en faveur du
développement durable tout comme pour ceux en faveur de l'aide à la personne
sauf pour les ascenseurs (sont exclus ceux spécialement conçus pour les
handicapés)
EN BREF:
Les plus-values réalisées lors de la cession d'une
résidence principale, quel que
soit le type de logement, sont exonérées à condition que le logement soit la
résidence habituelle du propriétaire depuis la date d'acquisition ou
d'achèvement ou encore, après cette date, à la condition que l'occupation
ait duré au moins 5 ans de manière continue ou discontinue. Lorsque la
cession est motivé par des impératifs familiaux (divorce, décès , ..) ou
changement de lieu de résidence, aucune condition de durée n'est exigée.
En définitive, les plus-values de cession de la
résidence principale ne sont
taxées que lorsqu'une occupation fictive est démontré ou que le délai de
détention est très court ou encore que les opérations soient répétitives sur
un laps de temps.