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LES TERRES AGRICOLES ET LES VIGNOBLES
On peut parler de placement en terres agricoles quand il y a acquisition de terres destinées uniquement
à la culture, et lorsqu'elles sont exploitées en faire valoir indirect. L'exonération s'applique essentiellement aux plus-values de cession de biens non exploités par le
propriétaire. Cependant, dans le cas où les plus-values relèvent du régime
privé (non inscription au bilan ou sur le tableau des immobilisations), les cessions de biens exploités par le
propriétaire sont soumises à cette exonération à condition que les recettes de l'exploitation soient
inferieures à 152 600 .
La valeur des terres est fonction de la
qualité du terrain, mais aussi de la conjoncture économique.
Jusqu'en 1978, les prix des terres ont
régulièrement augmenté, plus vite que les prix la consommation. Ensuite, jusqu'en 1996, leurs valeurs ont
diminué constamment, en particulier cause des difficultés propres l'agriculture.
Le prix moyen l'hectare
était de 3 110 en 98. Il est très variable suivant les régions. Il s'est établi (3 689,26 /ha dans les zones de grandes cultures, 2 942,26 /ha dans les zones mixtes, 2 637,37 /ha dans les zones
laitières et 2 164,78 /ha pour les zones d'levage bovin-viande.
Le rendement locatif brut
était de 4 % en moyenne en 98, mais compte tenu de charges importantes le rendement locatif net baisse de 1 3 points. Ce rendement brut s'est
établie 8 % en 2000 et entre 6,5 et 7 % si l'on déduit l'impôt foncier non
bâti.
Le loyer moyen de la terre était de 121,35 /ha en 98.
Le
marché des vignes a enregistré une plus forte progression. La hausse a parfois
dépassé 13 %. En dix ans, le prix du foncier viticole a
progressé de prés de 53 % (en courants). En constants la hausse est de plus de 26 %. Mais selon le vignoble, l'écart de prix peut
être très élevé, par exemple en 2003 un des vignobles le moins cher en Languedoc-Roussillon se
négociait 6100 /ha et le plus cher dans la même région 45 000 /ha. Le Bourgogne en 2003 s'est
négocié entre 25 000/ha et 2 900 000/ha pour un grand cru. En Champagne la
même année, l'hectare s'est négocié jusqu' 507 000 /ha.
La France
possède 4 millions d'hectares de terres agricoles, et un peu plus d'un million d'hectares en vignobles.
Le droit de
propriété est assez limité surtout en ce qui concerne la vente en raison de l'existence du droit de
préemption mais aussi par la réglementation des baux ruraux.
FISCALITE
Revenus
Les fermages
perçus par le propriétaire non exploitant sont imposés selon le régime des revenus fonciers, ils
bénéficient de la déduction forfaitaire de 14 % depuis le 01/01/97 (13 % en 95 et 96). Elle peut
être de 15 % dans le cas de biens ruraux donnés à bail à long terme (location de 18 25 ans).
De plus, les primes d'assurance ainsi que certaines
dépenses d'amélioration ou de construction destinées à satisfaire aux obligations environnementales sont
déductibles.
Plus-values
Distinguer les
propriétaires exploitants des non exploitant
Pour les non exploitants, imposition suivant le
régime des plus-values immobilières
Pour les exploitants, imposition suivant le
régime des plus-values professionnelles et pour les terres non inscrites au bilan ou au registre des immobilisations imposition suivent le
régime des plus-values immobilières.
L'imposition des plus-values lors de la vente de terres est calcule de la
même manière que celle de terrains à bâtir.
Il y a cependant certaines
exonérations en ce qui concerne les terrains agricoles dont le prix de cession au
mètre carre n'excède pas :
- 3,96 pour les vignobles d'appellation
contrôlé (AOC) et les cultures florales
- 1,37 pour les cultures
fruitières ou maraichères
- 1,07 pour les vignobles VDQS et ceux
situes dans la région délimités de qualité supérieure Cognac
- 0,76 pour les vignobles autres qu'appellation
contrôlée
- 0,61 pour les autres terrains agricoles ou forestiers.
En pratique, de
très nombreuses terres échappent ainsi à l'imposition des plus-values.
Les plus-values issues de la cession de terrains agricoles ou forestiers
même supportant des bâtiments sont exonérés tant que le prix de cession ou encore l'indemnité d'expropriation n'excède pas un certain niveau. Lorsque la limite est
dépassée, l'intégralité de la plus-value est imposée.