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Les
prêts "IN FINE":
Dans les prêts classiques, dits "amortissables", l'emprunteur rembourse chaque mois une somme fixe, constituée d'une part de capital et d'une part d'intérêt, cette
dernière diminuant au fil des ans. A l'issue du prêt, l'emprunteur a, par
définition, remboursé l'intégralité de son prêt.
Destiné aux investisseurs locatifs, les
prêts "In Fine", eux,
obéissent à une logique
différente: pendant toute la durée du
prêt, l'emprunteur ne paie que les
intérêts, et il ne rembourse le capital qu'à l'échéance finale.
Les banques exigent naturellement une garantie,
au-delà de l'assurance-décès, qui se traduit par le "nantissement" en faveur de la banque d'un portefeuille de
S.I.C.A.V. monétaires ou d'une assurance-vie en euros,"l'adossement".L'acheteur signe un engagement qui autorise le banquier
à puiser dans cette épargne
sécurisée au cas ou il ne pourrait rembourser le capital.
Au final, l'emprunteur "In Fine" paie donc davantage d'intérêts que l'emprunteur classique puisqu'il ne rembourse aucune partie du capital pendant toute la durée du
prêt. Cette technique
présente toutefois plusieurs avantages:
Elle
réduit le montant des échéances pendant la durée du
prêt, qui peuvent
être, par exemple, compensées
intégralement par des rentrées locatives. L'emprunteur n'a donc pas (ou
très peu) d'effort financier
à faire dans un premier temps. D'autant plus que les
intérêts payés viennent en
déduction des revenus fonciers, ce qui
réduit l'impôt dû par le
propriétaire-bailleur.
A l'issue du
prêt, l'emprunteur rembourse le montant initial du
prêt alors qu'entre-temps, le bien s'est
valorisé.
Exemple:
Vous empruntez 100 000 euros pour acheter un logement du
même montant à un taux de 5% sur dix ans, vous paierez chaque
année 5 000 euros (
financés en tout ou partie par les loyers), puis vous rembourserez les 100 000 euros la
dixième année.
On peut penser que le logement s'est largement
valorisé en dix ans. Vous vous
êtes donc enrichi sans effort financier.
Au bout de 8 ans, les
intérêts capitalisés de l'assurance-vie "l'adossement"
bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 pour une personne seule ou 9 200 pour un couple marié. Sur option, le
bénéfice restant est soumis soit
à l'impôt sur le revenu, soit au
prélèvement libératoire de 7,5%.
En cas de décès de l'assuré, ce montage offre les avantages liés
à l'assurance-vie pour les droits de succession des
bénéficiaires.
Vous
bénéficiez d'une double garantie, celle de l'assurance du
crédit et celle de l'assurance-vie. En cas de décès vos proches n'auront rien
à solder pour le crédit. En plus, les sommes
reçues par chaque
bénéficiaire du contrat d'assurance-vie sont assujetties
à un prélèvement fiscal de 20% uniquement sur les montants
excédant 152 500 .